domingo, 8 de marzo de 2015

L'ACTIVITE PHYSIQUE PEUT PREVENIR LE DEVELOPPEMENT DES CANCERS

A l'occasion de la journée Mondiale de la femme, dans le nom du «  Centre
d’Investigation Sportive et Thérapie Physique 
» et en mon nom
personnel  nous vous souhaitons une très
bonne santé, tout le bonheur du monde, du succès dans vos vies professionnelles
et personnelles.
Dans cette même perspective, nous vous apportons quelques conseils et
bénéfices de l’activité physique sur le du cancer du sein.
"La
santé, c'est un esprit sain dans un corps sain, le premier bien est la santé,
le deuxième la beauté, le troisième la richesse .La santé est le trésor le plus
précieux et le plus facile à perdre, c'est cependant le plus mal gardé".
L'activité physique peut prévenir le développement des cancers
•          En abaissant les niveaux d'hormones,
en particulier chez les femmes pré ménopausées,
•          En réduisant les niveaux d'insuline et
l'insuline-like growth factor I (IGF-I),
•          En amélioration de la réponse
immunitaire qui est impliquée dans les processus cancéreux. Les facteurs
immunitaires, dont certaines altérations de la fonction immunitaire et les
niveaux de prostaglandine ainsi peuvent influencer le risque de cancer du sein.
On assiste à une libération de prostaglandines à la suite de microtraumatismes
liées à la pratique d’une activité physique qui influenceraient ce rôle
protecteur.
•          En aidant à maintenir son poids pour
éviter une masse corporelle élevée et un excès de graisse au niveau abdominal
qui est un facteur de risque de ce cancer
Quand
on parle de santé ou de bien-être, on parle de santé et de bien-être complet,
c’est -à- dire  physique, mental et
social.
Les avantages de l’activité physique
Chez l'enfant
et l'adolescent 
: L'activité
physique est considérée comme un moyen de lutte contre le surpoids et
l'obésité, le désinvestissement scolaire et social. Elle permettrait, par
ailleurs, de canaliser l'agressivité. De maîtriser l'attention, de développer
des habiletés cognitives et sociales, de s'adapter à des situations nouvelles
et de gagner en estime de soi. Ces avantages existeraient quelle que soit la
discipline pratiquée. Les jeunes qui ont une activité physique ont une
meilleure image d'eux-mêmes et moins d'anxiété que ceux qui n'ont pas
d'activité physique.
Pour les
adultes de 18 à 60 ans 
: Il est
recommandé une activité physique de type aérobie (endurance) d'intensité
modérée pendant une durée minimale de 30 minutes 5 jours par semaine ou une
activité de type aérobie d'intensité élevée pendant une durée minimale de 20
minutes 3 jours par semaine. Cette activité physique peut faire l'objet
d'activités combinées. Par exemple: marcher d'un bon pas pendant 30 minutes 2
fois dans la semaine et pratiquer le jogging pendant 20 minutes 2 autres jours
de la semaine.
Ces
recommandations préconisent également des activités de renforcement musculaire
(travail contre résistance) qui doivent compléter les activités d'endurance (de
type aérobie). Ces exercices de renforcement musculaire devraient être
pratiqués au moins 2 jours, non consécutifs, par semaine, sous forme
d'exercices utilisant les principaux groupes musculaires (avec 8 à 12
répétitions de chaque exercice). Les activités de la vie courante d'intensité
modérée à élever pratiquées pendant 10 minutes ou plus d'affilée peuvent être
comptabilisées pour atteindre le niveau recommandé. La durée minimum des
sessions significatives est de 10 minutes.
Chez les
personnes âgées entre 65 et 75 ans 
: Sans pathologie, l'activité physique régulière et d'intensité
modérée a un effet bénéfique sur le bien-être (sentiment de compétence, image
de soi, faible anxiété). Les études montrent en particulier qu'une pratique
physique ou sportive augmente faiblement mais significativement le niveau
d'estime de soi. Cette augmentation est plus nettement mise en évidence au
niveau des populations présentant au départ une mauvaise estime d'eux-mêmes.
Au cours de l'avancée en âge, la pratique régulière d'une activité physique
permet de conserver l'indépendance et préserver la qualité de vie. Les programmes
combinant des exercices d'équilibre, de renforcement musculaire des membres
inférieurs, de souplesse et/ou d'endurance permettent de réduire le risque de
chutes chez le sujet âgé. Plusieurs études ont montré un taux d'incidence des
fractures de col du fémur de 20 à 40 % plus faible chez les individus qui
déclarent être physiquement actifs comparés à des sujets sédentaires. De même,
l'activité physique régulière est considérée comme un facteur de prévention des
troubles cognitifs. L'amélioration de l'oxygénation du cerveau par une pratique
régulière a un effet probant chez les personnes âgées au niveau de la capacité
de réaction, de la mémoire, du raisonnement. L'activité physique réduit
l'anxiété de la population générale adulte. Elle diminue le niveau de
dépression de populations très diverses et devrait être proposée dans toute
prise en charge de la dépression. 
Pour diminuer les niveaux d'anxiété
et de dépression: conseils pratiques
• Travail de type aérobie (marche) ou de renforcement musculaire; 3 à
5 fois par semaine; intensité modérée: séquences de 30 minutes, pendant au
moins 12 semaines consécutives
;- En groupe ou individuellement
avec un promoteur.
;- Effets notés dès 8 semaines de
pratique.
L’activité physique et sportive devient un enjeu de santé
public majeur. Nous ne pouvons que nous réjouir de cet enthousiasme naissant,
puisqu’à la CAMI Sport et Cancer, depuis plus de 15 ans, nous accompagnons par
la pratique physique et sportive des milliers de personnes touchées par un
cancer, l’évolution de nos modes de vie (travail de plus en plus statique,
transports motorisés, activités récréatives passives telles que le temps passé
devant la télévision, les jeux vidéo ou sur Internet) a des conséquences sur
notre santé. Alors que le corps humain est fait pour bouger, nous devenons de
plus en plus sédentaires, avec pour conséquences une diminution considérable de
nos dépenses énergétiques et une modification du fonctionnement de nos
organismes. Pourtant, les effets bénéfiques de l’activité physique et sportive
sont aujourd’hui bien démontrés. C’est une source de bien-être du corps et de
l’esprit, qui améliore la qualité de vie. On sait qu’elle est une réponse aux
risques de santé qui découlent de l’inactivité et qu’elle est un facteur
important de prévention des maladies chroniques. La liste des bienfaits de
l’activité physique sur la santé est longue : elle lutte contre le surpoids,
l’obésité et le diabète de type 2, contre les maladies cardiovasculaires et les
troubles musculo squelettiques (faiblesse des os et des articulations,
ostéoporose). L’activité physique et sportive joue un rôle important face au
cancer, que ce soit pour en prévenir l’apparition, pendant la maladie ou en
phase de rémission. Redonner sa place à l’activité physique est un véritable
enjeu de santé publique et est à la portée de tous.
Comment lutter contre cette sédentarité
 Les
experts recommandent une heure d’activité physique par jour pour les enfants et
les adolescents (transport à pied, à vélo, à trottinette, activité sportive,
jeux, réduction du temps passé devant les écrans). L’Académie de Médecine
préconise, pour les adultes au minimum une marche tonique de 30 minutes par
jour, en plus des activités quotidiennes. Cette activité physique peut être
fractionnée avec un même effet bénéfique et être réalisée en une ou plusieurs
fois au cours de la journée (d’une durée minimum de 10 minutes à chaque fois).
Elle peut ainsi être intégrée plus facilement à la vie quotidienne. Par exemple
: aller à pied ou à bicyclette au travail, faire des petites séries d'exercices
répétées dans la journée. Certains des bénéfices de l’activité physique
disparaissent après une période d’inactivité prolongée. Pour un bénéfice
optimum, il est important : - de pratiquer de manière régulière et durable, -
au moins trois fois par semaine. Plus l’activité physique est intense, plus
l’efficacité est importante en termes de prévention des maladies chroniques. •
Une activité physique et sportive qui fait travailler l’ensemble du corps Selon
l’ACSM (American College of Sports Medicine), l’idéal est de combiner plusieurs
types d’activités physiques et sportives qui permettent au corps de travailler
de façon bénéfique et complémentaire : - les activités physiques aérobiques ou
d’endurance, pour améliorer les capacités cardiaques et respiratoires ; - les
activités de renforcement des muscles et des os pour améliorer la résistance et
la masse musculaire ; - les activités d’assouplissement pour favoriser la
récupération et la disponibilité du corps. Des méthodes de préparation du corps
comme le Médité(r)** combinent l’ensemble de ces approches. Privilégiez des
activités sportives qui mobilisent l'ensemble des muscles du corps. Aviron
modéré 7 Marche 5 km/h 3 Badminton 7 Marche 6,5 km/h 4,5 Basket-ball loisir 6
Natation loisir 6 Course à pied 8 km/h 8 Patinage roller 5,5 Course à pied 12
km/h 12,5 Saut à la corde 8,5 Danse aérobique 5,5 Simulateur escalier 6 Danse
moderne ou classique 6 Ski alpin loisir 6 Équitation 7 Ski randonnée 8 Escrime
loisir 6 Tennis de table 4 Football loisir 7 Tennis 6,5 Golf sans véhicule 5,5
Tai-chi 4 Golf avec véhicule 3,5 Vélo loisir 8 Hockey sur glace 9 Yoga 3 Judo,
Karaté 10 Médiété® CAMI 9 EXEMPLE DE DÉPENSES * La marche tonique est utilisée
comme référence car elle est à priori sans coût et accessible au plus grand
nombre.
Bienfaits
thérapeutiques démontr
és
en cancérologie
L’activité physique et sportive un véritable allié face
au cancer Chez les patients atteints d’une pathologie cancéreuse, la pratique
d’une activité physique améliore la qualité de vie, diminue la fatigue et les
effets secondaires, influence la survie et contribue à la prévention des
récidives. L’activité physique à un rôle essentiel pendant et après la maladie.
Depuis le milieu des années 2000, de nombreuses études ont démontré les
bienfaits physiques, psychologiques et sur la survie, d’une activité physique
respectant des critères d’Intensité, de Durée, de Fréquence et de formation
spécifique des encadrants. L’activité physique a ainsi été reconnue comme une
thérapeutique non médicamenteuse par la Haute Autorité de Santé. • L’activité
physique est le seul remède contre la fatigue en cancérologie La fatigue est
l’un des principaux symptômes identifiés par les patients. 80 à 100 % des
patients traités par chimiothérapie déclarent subir cette fatigue (9), qui peut
persister pendant des mois et parfois des années après la fin des traitements :
70 % des patients en après-cancer en ressentent encore les effets (10). La
fatigue liée à la maladie est différente de la fatigue « normale*» ressentie
par une personne bien portante car elle est persistante, invalidante, et elle
entraîne un épuisement et une faiblesse généralisée. Elle affecte la vie
quotidienne, familiale, sociale.
·        
De
nombreuses études ont prouvé que l’activité physique a un impact positif sur la
fatigue en cancérologie : elle diminue d’environ 36 % le symptôme quel que soit
le moment de la prise en charge (pendant ou après les traitements) (11) et quel
que soit le stade du cancer (études portant sur des patients atteints de
cancers du sein, de la prostate, de l’estomac, de la tête). Si toutefois, vous
êtes trop épuisé, n’hésitez pas à en parler à votre médecin référent ou
traitant, à l’équipe soignante ou à un éducateur médico-sportif de la CAMI, qui
sauront vous conseiller
·        
L’activité
physique réduit les effets secondaires et la toxicité des traitements En créant
à nouveau de la fibre musculaire, l’activité physique et sportive compense la
fonte des muscles induite par la maladie et par certains traitements. Le
maintien de la masse musculaire limite la toxicité des traitements
anticancéreux sur l’organisme (12). L’amélioration de la force musculaire
permet aussi de limiter les douleurs osseuses et musculaires parfois provoquées
par certains traitements et corticoïdes. Cela permet une meilleure observance
et une meilleure efficacité des traitements.
L’activité physique améliore la
qualit
é de vie pendant et après les
traitements
·        
 La qualité de vie représente la satisfaction
générale d’une personne à l’égard de sa vie : état physique (autonomie,
capacités), état psychologique (anxiété, dépression), relations sociales.
L'activité physique, pratiquée pendant les traitements, améliore la qualité de
vie pour le cancer du sein ou d'autres types de cancer : côlon, prostate,
endomètre, vessie, estomac, tête et cou (13), Il en va de même pour une
activité physique prolongée après les traitements(14). Elle améliore l’image
corporelle, favorise le sommeil, diminue l’anxiété, les symptômes dépressifs et
diminue la prise de psychotropes(15). L’activité physique joue un rôle
important de socialisation. Pratiquée en groupe, elle réduit l’isolement. Elle
réinscrit les participants dans une dynamique, favorise la réinsertion sociale
et le retour éventuel au travail.
Avantages de l’activité physique chez les personnes cancéreuses
• En cas de cancer du sein localisé L’activité physique
est associée à une réduction du risque de mortalité jusqu'à 50 %, quels que
soient le poids des patientes ou le stade d’évolution de la tumeur, et même si
la pratique physique ne commence qu’après le diagnostic de la maladie (18).
Cette activité physique doit présenter une intensité d’environ 9
MET/heure/semaine (19).
 •En cas de cancer
de la prostate Une activité physique vigoureuse plus de 3 heures par semaine
est associée à une réduction de la mortalité globale de 49 % et spécifique de
61 % (20). Une telle pratique soutenue est associée à une réduction du risque
de rechute de 50 % par rapport aux patients moins actifs (21).
 • En cas de cancer
du côlon Une diminution de la mortalité de 50 % est également retrouvée mais
l’activité physique pratiquée doit être plus intense, d’environ 18
MET/heure/semaine (22, 23). Un effet bénéfique a également été trouvé pour des
patients en rechute de gliomes malins (tumeurs cérébrales) où une activité
physique supérieure à 9MET/heure/semaine est associée à un gain de survie de 7
mois en moyenne(24).


Tout au long de votre vie, l’activité physique protège
votre santé. C’est aussi un allié de taille face au cancer, en prévention,
pendant et après la maladie. Les vertus de l’activité physique et sportive
peuvent être déclinées à tous les âges de la vie. Quel que soit votre âge,
sportif ou non, que vous soyez en bonne santé, en cours de traitement d’un
cancer ou en rémission, il n’est jamais trop tard pour vous y mettre. L’activité
physique est de plus en plus intégrée dans les parcours de soins, elle doit
être intégrée dans le parcours de vie de tout un chacun. Sécurité et plaisir
sont les éléments clés d’une pratique régulière et durable. Proches, entourage,
collègues, famille, soignants, vous avez un rôle à jouer : faites passer le
message, encouragez la pratique de l’activité physique, donnez l’exemple.          Auteur :
Johnwesly Theodor, porte-parole du Centre.